Le BGV — année 2025

Éditorial du BGV n°245

 

Prendre le temps ?

Fin de matinée ce dimanche, je rédige l’édito entre deux appréciations. La fin du trimestre est déjà là et il semble que le temps se soit rétréci depuis le mois de septembre. Les conseils de classe arrivent, les dernières évaluations à corriger, les bulletins à remplir, les réunions parents professeurs qui vont suivre. Au collège, pas encore de sujet 0 pour le brevet. Pour préparer les élèves à la nouvelle épreuve, nous avons inventé des modalités pour gérer les deux moments de l’épreuve avec ou sans calculatrice. Pour la partie automatismes, nous avons réfléchi aux adaptations pour les élèves à besoins éducatifs particuliers sans savoir s’ils auront une calculatrice ou un formulaire, si certaines parties de l’épreuve seront neutralisées. Parce que pendant que nos journées s’allongent et semblent toujours trop courtes pour réaliser tout le travail nécessaire, notre ministère prend son temps. Les équipes attendent les sujets élaborés par les inspections. Les étudiants candidats au concours de professeur des écoles ont choisi une matière pour l’oral sans en connaître les modalités d’évaluation. Les équipes des parcours « enseignement » à l’université préparent de nouvelles maquettes au pas de course.

 

Les débats sur les rythmes scolaires, les journées trop longues, les vacances, les programmes à réaliser en une année scolaire qui ne dure jamais vraiment 36 semaines, le temps est au cœur de notre travail. C’est une source de tension pour nos préparations. Donner le temps aux élèves de résoudre des problèmes ou leur permettre de s’entrainer davantage pour améliorer la maitrise des automatismes ? Leur laisser le temps de cheminer, de se tromper, de revoir leurs conceptions en se confrontant à des problèmes ou guider la recherche pour qu’ils aboutissent à coup sûr et que l’on puisse aborder le thème suivant ? Laisser se déployer des débats à l’oral pour développer ces compétences, donner le temps de rédiger ? Nous sommes contraints de faire des concessions. Et peut-être au prix de la construction d’une relation avec les élèves qui permettrait comme le demandent les programmes de « leur donner le goût des mathématiques, en favorisant le plaisir de chercher, de comprendre, de progresser, et en encourageant une approche sereine de la discipline, sans anxiété ».

 

Une des forces de notre métier (ou un intérêt) est d’avoir la liberté d’organiser notre travail hors de la présence avec élèves comme on l’entend. Mais pour pouvoir le faire de façon efficace tout en préservant notre santé mentale, il est nécessaire de réussir à se déconnecter, ralentir pour reprendre des forces et entamer plus sereinement la suite.

 

 

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